L'ours interview un homme

Zoom sur votre collection

Cette page est l’occasion de mettre en lumière la collection d’un membre qui nous explique comment il est tombé dedans quand il était enfant

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Un ours interview une femme

Le premier invité de cette rubrique : Bastien F.

Comment est née votre passion pour les objets Coca‑Cola ?

J’ai commencé à collectionner assez jeune, notamment pendant la Coupe du monde de football 1998. À cette époque, Coca‑Cola avait sorti des canettes avec les joueurs, et je trouvais ça vraiment sympa. J’ai alors commencé, à un petit niveau, à garder ces objets sans forcément me dire que j’allais en faire une vraie collection.

Ensuite, le vrai tournant s’est fait en 2006, avec la sortie des premières bouteilles en aluminium à Noël. J’ai tout de suite été attiré par leur forme et leur design, que je trouvais à la fois originaux, esthétiques et faciles à exposer. À partir de là, j’ai vraiment commencé une collection plus sérieuse, en suivant les différentes sorties, comme Coca BlāK, ou encore les éditions spéciales Daft Punk ou Mika.

Mais au-delà des objets eux‑mêmes, c’est aussi tout l’univers de la marque Coca‑Cola qui m’a toujours attiré. Depuis tout petit, j’ai été sensible à leur marketing, notamment les publicités de Noël avec le Père Noël que j’attendais chaque année avec impatience. Je participais aussi aux opérations promotionnelles, par exemple en collectionnant les languettes pour obtenir des cadeaux. Finalement, cette passion s’est construite progressivement, entre souvenirs d’enfance, attrait pour le design et intérêt pour l’univers de la marque.

Avez-vous une pièce emblématique dans votre collection

Il n’y a pas une seule pièce emblématique pour moi, mais plutôt plusieurs qui ont chacune une signification particulière. J’ai toujours aimé ‘chasser’ les bouteilles Coca‑Cola en aluminium, surtout les plus rares. Cette quête fait vraiment partie du plaisir de la collection. Parmi elles, certaines pièces sont encore plus spéciales, comme des prototypes que j’ai pu trouver et que je n’ai encore jamais vus chez d’autres collectionneurs, ce qui les rend uniques à mes yeux.

J’ai aussi une certaine affection pour les bouteilles venant de pays atypiques. Par exemple, je possède une bouteille Coca‑Cola de Cuba de 75 cl, qui est assez rare. Elle a une dimension historique forte, car depuis les tensions entre les États‑Unis et Cuba, Coca‑Cola n’y est plus produit. Cette bouteille représente donc une époque révolue, ce qui lui donne une valeur symbolique très particulière.

Au final, ce qui rend certaines pièces “emblématiques”, ce n’est pas seulement leur rareté, mais aussi l’histoire qu’elles racontent et le plaisir que j’ai eu à les trouver.

Comment trouvez-vous et sélectionnez-vous les objets de votre collection ?

J’utilise plusieurs moyens pour enrichir ma collection. Il y a d’abord les sites d’annonces en ligne, qui permettent parfois de trouver des objets rares. Même si la concurrence est forte — beaucoup de collectionneurs sont à l’affût, comme moi — il arrive encore de faire de très belles trouvailles.

Mais pour obtenir des pièces venant de l’autre bout du monde, le plus important reste le réseau. Grâce aux réseaux sociaux, j’ai pu entrer en contact avec d’autres collectionneurs dans différents pays, comme la Corée, la Thaïlande, le Canada, le Mexique ou encore les États‑Unis. Avec certains, des liens d’amitié se sont créés : ils viennent parfois me voir en France, et j’ai aussi eu l’occasion de leur rendre visite à l’étranger. Ces échanges sont précieux, autant sur le plan humain que pour la collection.

Les conventions Coca‑Cola sont également des moments très importants. Elles permettent de se retrouver entre passionnés, d’échanger, de discuter, et parfois de mettre la main sur des pièces vraiment rares. Enfin, je passe aussi par des sites de vente aux enchères, qui restent une autre source intéressante pour dénicher des objets spécifiques.

Au final, la collection, c’est à la fois une recherche d’objets… mais aussi une aventure humaine faite de rencontres et de partage.

Qu’est-ce qui vous attire particulièrement dans l’univers Coca‑Cola ?

Ce qui m’attire chez Coca‑Cola, c’est un ensemble de choses. D’abord, il y a l’identité visuelle de la marque, notamment le rouge emblématique, qui est immédiatement reconnaissable. Ensuite, j’aime le fait que ce soit une marque avec une histoire très riche, qui existe depuis plus d’un siècle et qui a su évoluer tout en gardant sa personnalité.

Il y a aussi le design des objets et tout le travail marketing qui a été développé au fil du temps. Coca‑Cola est une marque qui a toujours su innover et proposer des créations originales, ce qui nourrit forcément l’intérêt d’un collectionneur.

Mais au‑delà de tout ça, il y a une dimension beaucoup plus personnelle. Cette marque est liée à des souvenirs d’enfance, comme le simple fait de boire un Coca ou d’attendre les publicités de Noël avec le Père Noël et l’ours. Ce sont des images qui marquent et qui donnent un attachement particulier à la marque.

Finalement, c’est ce mélange entre esthétique, histoire et souvenirs personnels qui rend Coca‑Cola si attractif à mes yeux.

Quels types d’objets Coca‑Cola collectionnez‑vous aujourd’hui ?

Au départ, j’ai commencé par collectionner des canettes, notamment avec celles de la Coupe du monde 1998. C’était vraiment mes premiers objets, et ça m’a permis de mettre un pied dans cet univers.

À partir de 2006, je me suis ensuite concentré sur les bouteilles Coca‑Cola en aluminium. C’est devenu le cœur de ma collection et l’essentiel de mes recherches pendant plusieurs années. J’aimais beaucoup leur design, leur variété et le fait qu’elles soient faciles à exposer. Malheureusement, Coca‑Cola a récemment arrêté la production de ce type de bouteilles, ce qui est un peu dommage — j’espère vraiment que cela reviendra un jour.

Plus récemment, j’ai élargi ma collection aux bouteilles en verre vintage, allant des débuts de la marque jusqu’aux années 1990. Ce qui me plaît particulièrement, c’est l’idée de trouver des bouteilles provenant de différents pays, avec l’objectif, à terme, d’en avoir une pour chaque pays du monde. J’aime aussi le fait que, d’un pays à l’autre, le nom “Coca‑Cola” puisse être écrit avec des alphabets différents, tout en restant immédiatement reconnaissable et très visuel — c’est quelque chose que je trouve fascinant.

En parallèle, je m’intéresse aussi à des objets Coca‑Cola vintage plus variés, comme les glacières ou les plaques publicitaires en métal. Et parmi mes projets futurs, j’aimerais beaucoup acquérir un réfrigérateur Coca‑Cola vintage, qui serait une pièce forte dans ma collection.

Avez-vous une anecdote ou une rencontre marquante liée à votre passion ?

Oui, j’ai eu plusieurs anecdotes assez marquantes grâce à cette passion. Par exemple, un jour, j’ai reçu un message un peu surprenant d’un collectionneur du Venezuela qui me disait être de passage à Paris et souhaiter rencontrer d’autres passionnés. J’ai accepté, sans trop savoir à quoi m’attendre, et finalement il est venu avec de superbes bouteilles de son pays. On a passé un très bon moment à échanger, et ça reste un souvenir assez marquant.

Grâce aux réseaux sociaux, j’ai aussi pu rencontrer des collectionneurs du monde entier. Je pense notamment à un collectionneur thaïlandais avec qui j’avais échangé en ligne : lorsque je suis allé en Thaïlande avec ma femme, il est venu nous chercher et nous a fait visiter Bangkok toute la journée, en nous montrant les lieux emblématiques de sa ville. C’était une expérience incroyable.

Aujourd’hui, j’ai également des contacts réguliers avec des collectionneurs coréens, canadiens ou encore mexicains. Avec certains, de véritables amitiés se sont créées, et nous continuons à échanger très régulièrement.

Finalement, Coca‑Cola est pour moi bien plus qu’une collection d’objets : c’est surtout une histoire de rencontres, et ces rencontres sont véritablement mondiales.

Quels sont vos projets pour l’avenir avec cette collection ?

Récemment, j’ai changé de vie en quittant Paris pour m’installer en province, et cela m’a aussi donné un nouveau projet lié à ma collection. Mon objectif est de créer enfin une véritable pièce dédiée à Coca‑Cola, un espace où je pourrai exposer tous mes objets.

Jusqu’à présent, le plaisir était assez frustrant : il consistait surtout à recevoir un colis, découvrir la pièce, puis la ranger soigneusement dans une zone de stockage. C’était un moment agréable, mais finalement assez court.

Avec ce projet, j’espère pouvoir profiter pleinement de ma collection au quotidien. Exposer mes objets va me permettre non seulement de les mettre en valeur, mais aussi de prendre conscience de l’ampleur de la collection que j’ai construite au fil des années.

C’est une nouvelle étape pour moi : passer d’une collection “cachée” à une collection visible, vivante, que je pourrai vraiment apprécier et éventuellement partager avec d’autres.

Merci Bastien, à bientôt pour l'inauguration du nouveau local alors !

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